En 2024, 45 réseaux français de transport public proposent la gratuité totale. En 2019, ce nombre concernait une trentaine de villes de 10 000 à 200 000 habitants.
Cette gratuité fait régulièrement débat et touche toutes les tendances politiques. A gauche, elle est présentée comme une mesure de justice sociale, d'équité d'accès et du maintien du pouvoir d'achat. A droite et au centre, l’attractivité et la revitalisation des centres-villes sont mises en avant. Enfin, les écologistes défendent une mesure pour la transition écologique et la lutte contre la pollution.
Les protagonistes avancent de nombreux arguments pour défendre ou rejeter cette mesure. En voici une liste non exhaustive.
Pour :
- perte de recettes négligeable1,
- promotion des alternatives à l'autosolisme,
- politique de justice sociale,
- augmentation de la fréquentation en période creuse,
- réduction du risque d'agressions contre les chauffeurs2,
- attractivité et revitalisation des villes,
- lutte contre la pollution de l'air.
Contre :
- système adapté pour les petites villes, mais moins pour les grandes villes,
- peu de nouveaux usagers et faible report modal de la voiture,
- crainte d'augmentation des incivilités3,
- réseau moins performant,
- réduction de la capacité d'investissement et du renouvellement du matériel.
Lecture complémentaires
- Gratuité des transports publics : une idée qui fait son chemin (Banque des territoires, 2026)
- Sait-on mesurer les effets de la gratuité des transports en commun ? (Métropolitiques, 2026)
- Montpellier, Dunkerque, Niort : le vrai bilan de la gratuité des transports un an après (La Gazette des communes, 2026)
- Les bus gratuits et le réseau amélioré séduisent les usagers (La Gazette des communes, 2024)
- Gratuité des transports en commun : quels effets sur les automobilistes dunkerquois ? (La Gazette des communes, 2024)
- L’effet limité de la gratuité des transports en commun sur la pression automobile (The Conversation, 2022)
- Observatoire des villes du transport gratuit (2019)
- Pour ou contre la gratuité des transports en commun ? Les arguments en discussion (Le Monde, 2018)
Notes
1 : en général, l'usager ne paie qu'un sixième du coût réel du trajet
2 : absence de caisse
3 : les indélicats seraient plus tentés d'utiliser le bus et de perturber la tranquillité des passagers
Source image : Observatoire des villes du transport gratuit, 2019.
