Après avoir consacré le rapport public annuel de 2024 à l’anticipation et à la gestion du réchauffement climatique par les acteurs publics et celui de 2025 aux politiques publiques en faveur des jeunes, la Cour des Comptes a choisi de traiter, dans l’édition 2026, du sujet de la cohésion et de l’attractivité des territoires, qui fait écho à des attentes sociales fortes.
Le sentiment de relégation de certains territoires ruraux, urbains, périurbains ou ultramarins, s’est exprimé à plusieurs reprises ces dernières années, à l’occasion de mouvements sociaux : les Gilets jaunes, conduisant à la formulation de doléances et au grand débat national de 2019, mais aussi la crise agricole ou les émeutes urbaines et les tensions en outre-mer.
Dans l'un des chapitres de son rapport, la Cour appelle à soutenir les mobilités du quotidien dans les territoires ruraux et périurbains.
Chiffres clés
- La moitié des communautés de communes sont autorités organisatrices de la mobilité locale (AOM)
- Sur les sept Régions examinées hors Île-de-France, seule la Provence-Alpes-Côte d'Azur avait adopté l'ensemble des contrats opérationnels de mobilité de son territoire début 2025
- Plus de 70 % des personnes résidant dans une commune rurale ou périurbaine n’ont pas le choix entre différents modes de transport
- 30 % des jeunes ruraux ont déjà renoncé à se rendre sur leur lieu d’étude
- + 7,7 % d’offre kilométrique réalisée de transport collectif public du quotidien au niveau national entre 2019 et 2023 (TER, cars, métros, tramways, bus)
- 12,8 millions de trajets en covoiturage intermédié en 2024, soit huit fois plus qu’en 2021
- 184 141 c’est le nombre de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques sur l’ensemble du territoire fin novembre 2025
