Impact carbone des trottinettes électriques


Septembre 2020
Anne de Bortoli
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Au niveau mondial, les transports représentent 14% des émissions de GES en 2010, sans tenir compte des émissions liées aux infrastructures, à la production des véhicules et aux autres services adjacents. Avec l'essor des trottinettes électriques partagées à partir de 2017, l'auteure s'est interrogée sur les conséquences en matière d'émissions.

A Paris, les deux tiers des utilisateurs de ces nouveaux services étaient d'anciens usagers RER et métro, un quart d'anciens cyclistes et piétons, et seuls 7% ont remplacé leur voiture ou le taxi. Ce transfert modal a permis de réduire les déplacements parisiens de 150 millions de km sur un an grâce aux trajets plus directs faits en trottinette. Toutefois, le bilan carbone se révèle moins reluisant.

En effet, ces nouveaux usagers étaient déjà utilisateurs de moyens de déplacements déjà peu émissifs. Ces trottinettes ont alors contribué à générer 13 000 tonnes supplémentaires de GES, soit l'équivalent annuel d'une ville française de 16 000 habitants. L'augmentation de leur longévité, en passant de 3 750 à 5 000 km permettrait de réduire de près d'un quart leurs émissions de GES.

Pour réduire encore davantage cet impact, l'auteur suggère l'achat d'une trottinette personnelle qui bien entretenue, peut durer 15 000 km et devient aussi performante que les transports en commun à Paris (et même plus performante dans la plupart des autres villes). Ainsi, l'article conclut qu'une trottinette bien employée a toute sa place dans un système de mobilité bas-carbone.

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Anne de Bortoli, CC BY-NC-ND


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